Présente

 Geert de Taeye

Staring into the middle distance : the Sound of Silence

Prolongation >> 15/11/2020 !!!

Silence – « staring into the middle distance »

Il y aura dans les livres d’Histoire un avant Covid-19 mais aussi un après Covid-19. Entre ces deux périodes, se trouve notre présent que vous découvrez dans cette exposition. Sans aucun fatalisme, l’œuvre de Geert De Taeye pose une image sur notre présent.

Que deviennent les artistes, les conférenciers, les serveurs ? Que sont devenus ces visages, aujourd’hui masqués ? Que sont devenus ces lieux d’événements depuis le mois de mars 2020 ? Que sont devenus nos rues, encore pleine de vie en février 2020 ?

Quand est-ce que ces secteurs, aux portes closes et qui permettaient de donner vie à nos villes, à nos vies, pourront-il donner un nouveau souffle à l’humain ?

Milles et une réponses auxquelles l’exposition tente de répondre.

Les photographies de mode de Geert De Taeye, pour une marque de chaussure ou pour la Styliste Nele Berckmans traduisent aussi l’attente, le silence, la solitude, l’arrêt et la perte d’individualité qui se sont installés dans nos vies depuis mars dernier.

Ses iconographies religieuses, d’une pietà et d’une Madonne à l’enfant, font écho à la mort du secteur événementiel tentant de ne pas succomber mais également marque la détermination de ce secteur à se réinventer et à insuffler à nouveau la vie dans cette période d’attente.

Les natures mortes se trouvant à l’étage, notamment celles composées en collaboration avec Mana Constantinescu, food stylist, reviennent sur le passé événementiel, mais sont aussi des allégories de ces secteurs flamboyants tombés dans l’oubli, sur lesquels la lumière s‘est éteinte. Les 4 petits cabinets d’études de l’étage illustrent également cet abandon. Il s’agit cette fois des rues qui, quelques semaines après le 11 mars 2020, se sont totalement vidées.

Après la découverte des bruxellois à Bruxelles, en pénétrant dans la Camera Oscura, l’installation de Geert De Taeye, combinée avec les sons d’Eli Sundermann, vous propose de re-découvrir l’invention de la photographie, mais surtout de faire appel à vos sens pour un bref moment d’arrêt (3-4min). C’est justement en se réinventant et en modifiant nos habitudes que les idées affluent. Nous avons été confinés pendant plusieurs mois, vous découvrirez dans cette chambre obscure une astuce pour faire entrer l’extérieur à l’intérieur. Par ailleurs, vous pourrez découvrir à l’étage l’installation « Jungle de Java » par Brut.

Enfin, Geert De Taeye exprime par ses photographies publicitaires la collaboration possible et le besoin de soutien aux différents secteurs pour créer notre monde demain. Les enfants représentant le futur doivent redoubler d’idées les plus folles, parfois incongrues, pour créer l’avenir. L’œuvre photographique, à destination de la marque Ben&Jerrys en est la preuve concrète. Si demain, nous ne pouvons plus produire du lait, l’une des suggestions des enfants et de peindre les animaux pour qu’ils ressemblent au maximum à des bovidés et qu’ils produisent du lait.  Et pourquoi ces enfants ne pourraient-ils pas faire fondre leurs jouets pour créer de nouveaux objets, ici des chaussures Nike. Autant de laboratoires à la recherche d’un renouveau, à la recherche d’un demain.

L’artiste : 

Né en 1980 à Malines, le photographe Geert De Taeye né réellement lors de vacances familiales en 1995 par un simple cliché à travers ses lunettes de soleil posées sur une table. Le résultat n’est pas grandiose mais la magie est là. C’est la révélation !

Après des études au Royal Institute of Theatre, Cinema and Sound (RITCS).il rencontre et devient l’assistant de Kris Van Beek, photographe publicitaire multi récompensé.

Son installation à Bruxelles (Schaerbeek) marquera son travail. Déjà inspiré par la culture belge, Bruxelles devient sa cour de récréation dans laquelle il créé de nouvelles images. Il y capte des instants absurdes et s’inscrit dans la lignée prometteuse des nouveaux surréalistes belges. Photographe de mode et photographe publicitaire, Geert De Taeye est également l’héritier des peintres du passé par ses clair-obscur digne d’un Caravage, ses compositions proches d’un Petrus Christus, son univers fantasmagorique d’un Jérôme Bosch, mais également dans la lignée de l’américain David LaChapelle par l’importance de la couleur et des textures réarrangées dans ses compositions,  de Gregory Crewdson par l’émotion malaisante et l’ironie des sujets, mais aussi du canadien Jeff Wall par sa simplicité, l’arrêt sur le moment et la force de persuasion de l’image à caractère quasi documentaire. Composés et retravaillés ses clichés nous donne-t-il une nouvelle réalité ?

Son procédé photographique consiste à peindre des compositions très détaillées à l’aide de la lumière en un temps record. Son objectif reste pendant 30 secondes devant la composition, laissant ce peu de temps à Geert De Taeye pour lécher avec une torche spécifique, et parfois à l’aide de flashs, les personnages et natures mortes. C’est en dirigeant lui-même la lumière qu’il révèle couleurs et textures dans cette ambiance toute particulière.

Répondant à l’actualité, Geert de Taeye n’hésites pas à composer ses images mentales lors de périodes tragiques de notre quotidien. Il répond au lendemain des attentats de Bruxelles, par ses portraits de « Pierot » à l’atmosphère mélancolique et interprète la ville de Bruxelles comme ville-fantôme suite à la crise actuelle du Covid-19.

La Bibliothèque Solvay, habituellement lieu d’événements, emplit de vie et accueillant congrès, réunion politiques, fêtes du personnel, mariage et soirées privées, ouvre ses portes à Geert De Taeye. L’artiste nous offre dans cette exposition une imagerie très réelle de la période anxiogène du moment et pointe la mise à l’arrêt et le silence présent aux seins des secteurs culturel, événementiel et Horeca.

Trois autres artistes, Mana Constantinescu (food stylist) et Eli Sundermann (musicien et compositeur) et Jacqueline Ezman (artiste végétale) se joignent à Geert De Taeye dans cette exposition pour éveiller vos sens (vue, goût, ouïe) et faire appel à vos émotions.

INFOS PRATIQUES

 

L’exposition est accessible :

Mercredi, samedi, dimanche : de 14h00 à 18h00

jeudi, vendredi : de 17h00 à 21h00

Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture.

Durée de l’exposition : 45-60 minutes.

Port du masque obligatoire pendant la visite.

 

Pour toute demande de réservation de groupe ou pour des visites guidées, merci de prendre contact avec culture@edificio.be.

 

Adresse :

Bibliothèque Solvay – Parc Léopold

Rue Belliard, 137 – 1040 Bruxelles

Avec le soutien de :